Alstom-Siemens et STX: audition du Ministre de l'économie, Bruno LeMaire

04.10.2017

Mercredi 4 octobre 2017 après-midi, la commission des affaires économiques a auditionné, conjointement avec la commission des finances, Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, sur la fusion des activités ferroviaires d’Alstom et Siemens et la reprise de STX-France.

 

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La semaine dernière deux opérations industrielles importantes concernant Alstom et STX-France ont été annoncées. Elles suscitent toutes les deux des inquiétudes concernant le maintien de l’emploi et la préservation de fleurons industriels français.

 

ALSTOM-SIEMENS

La fusion des activités transports ferroviaires d’Alstom et Siemens a été annoncée mercredi 27 septembre. Cette opération a pour objectif de créer le deuxième acteur mondial du secteur et de générer 470 millions d’euros de synergie annuelle. La fusion qui se veut « entre égaux » selon le communiqué commun des deux sociétés est pourtant dénoncée comme la perte d’un des fleurons français.

Techniquement, Siemens devrait apporter 50,6% de ses parts et devrait pourvoir six des onze sièges du conseil d’administration de la nouvelle entité. En contrepartie, la nouvelle entité sera cotée en France et son siège mondial sera installé en région parisienne.

Répondant aux inquiétudes sur l’emploi, l’accord prévoit une garantie sur quatre ans du maintien global de l’emploi en France et en Allemagne. Toutefois, Alstom conserve la possibilité de supprimer des emplois sur les sites en sous-charge, comme à Belfort.

Vendredi 29 septembre, Bruno Le Maire a annoncé qu’il prendrait la direction du futur « comité national de suivi » des engagements de Siemens vis-à-vis d’Alstom.

 

STX-France

Les chantiers navals de Saint-Nazaire, sont à la recherche d’un nouveau propriétaire du fait des difficultés financières de leur ex-actionnaire principal, le sud-coréen STX. Ce dernier a été contraint de céder STX-France, l’une de ses filiales largement bénéficiaires, afin de dégager des liquidités.

Alors que le principal concurrent des Chantiers de l’Atlantique, l’Italien Fincantieri, avait été choisi par le tribunal de Séoul en janvier dernier pour reprendre STX-France, le Gouvernement avait préféré annoncer la nationalisation du chantier en juillet dernier, en préemptant les actions. Cette nationalisation, qui se voulait temporaire, était justifiée par la nécessité de « défendre les intérêts stratégiques de la France », selon le ministre de l’économie.

Mercredi 27 septembre, les gouvernements français et italien ont annoncé avoir trouvé un accord. Fincantieri obtiendra 50% des parts de STX-France auxquels il faut ajouter 1% prêté par l’État français avec droit de retour pendant 12 ans si l’Italien ne respecte pas ses engagements.

Parallèlement à cette annonce, Paris et Rome ont annoncé étudier la possibilité de créer un géant de l’industrie naval civile et militaire en rapprochant Fincantieri de Naval Group (ex-DCNS). Un groupe de travail devrait se réunir d’ici l’été 2018.

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